Croissance d'emploi au Quebec en fevrier 2015 selon Statistique Canada

Le bulletin éléctronique de la Fédération des chambres immobilières du Québec
Publié le 13 mars 2015L’emploi diminue au Canada, mais augmente au Québec en février

N.B. Toutes les données présentées ici sont des données désaisonnalisées.

Selon Statistique Canada, l’emploi au Canada a enregistré une baisse de 1 000 postes en février 2015, par rapport au mois précédent, alors que le Québec a affiché une croissance de 16 800 emplois au cours de la même période. Il s’agit d’une deuxième hausse mensuelle consécutive de l’emploi pour le Québec.

Tout comme au cours des six mois précédents, la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal a enregistré la plus forte hausse d’emploi dans la province, avec un gain de 8 900 postes en février par rapport au mois précédent. Il s’agit de l’augmentation mensuelle la plus vigoureuse de l’emploi dans la RMR de Montréal depuis juin 2013. Les RMR de Gatineau (+1 300 postes) et de Québec (+200 postes) ont elles aussi connu des gains d’emplois au cours de la même période. En revanche, les RMR de Saguenay (-500 postes) et de Trois-Rivières (-300 postes) ont enregistré des baisses, alors que le nombre d’emplois est demeuré inchangé dans la RMR de Sherbrooke en février 2015.

Source : Statistique Canada

pdp : point de pourcentage

Par ailleurs, le taux de chômage au Canada s’est établi à 6,8 % en février, en hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport au mois précédent, alors qu’au Québec le taux de chômage est demeuré inchangé à 7,4 %.

Source : Statistique Canada

Seulement deux RMR du Québec ont connu une baisse de leur taux de chômage en février comparativement au mois de janvier, soit celles de Saguenay (-0,5 point de pourcentage) et de Montréal (-0,3 point de pourcentage). Les RMR de Gatineau (+0,2 point de pourcentage) et de Sherbrooke (+0,1 point de pourcentage) ont plutôt enregistré des augmentations de leur taux de chômage en février, alors que ce taux est demeuré stable dans les RMR de Québec et de Trois-Rivières au cours de la même période.

Pour consulter le communiqué officiel de Statistique Canada.


Précisions sur l'emploi et le taux de chômage

L'emploi et le taux de chômage sont les deux principaux indicateurs de la situation du marché du travail. Le niveau de l'emploi est mesuré mensuellement lors de l'Enquête sur la population active (EPA) réalisées par Statistique Canada. Aussi publié lors de l'EPA, le taux de chômage mesure la part du nombre de chômeurs dans l'ensemble de la population active :

Taux de chômage = ( Nombre de chômeurs / Population active ) * 100

avec

Population active = Personnes occupant un emploi + Chômeurs

et

Chômeur = Personne en âge de travailler (15 ans ou plus) sans emploi, disponible pour travailler et activement à la recherche d’un emploi

L’évolution du taux de chômage dépend donc de la variation relative du nombre d’emplois et du nombre de chômeurs. Malgré une diminution de l’emploi, le taux de chômage peut diminuer si le nombre de chômeurs diminue proportionnellement plus vite que le nombre de personnes occupant un emploi. À l’inverse, malgré une augmentation de l’emploi, le taux de chômage peut croître si le nombre de chômeurs augmente proportionnellement plus vite que le nombre de personnes occupant un emploi.

Les séries sur l’emploi et le taux de chômage fournies par Statistique Canada débutent en 1986. Pour le Canada et le Québec, les données sont publiées sur une base mensuelle. Pour les 6 régions métropolitaines de recensement (RMR) et les 17 régions administratives1 (RA), les données (désaisonnalisées pour les RMR et non désaisonnalisées pour les RA) sont également publiées mensuellement mais uniquement en moyenne mobile de trois mois. Statistique Canada publie aussi des données sur une base annuelle pour les villes suivantes : Sept-Îles, Baie-Comeau, Rimouski, Shawinigan, Drummondville, Granby, Saint-Jean-sur-Richelieu et Rouyn-Noranda/Val-d’Or.

Le marché du travail et le marché de la revente au Québec

La situation du marché du travail a un effet direct sur le marché de la revente. Toutefois, ces effets sont souvent retardés, de sorte qu’ils sont plutôt ressentis à moyen et à long terme. Seule une évolution durable (à la hausse ou à la baisse) du niveau de l’emploi et du taux de chômage vient influencer l’activité sur le marché de la revente. Il est donc préférable de se fier à la tendance à long terme suivie par ces deux indicateurs.

1Statistique Canada publie conjointement les données pour la région de la Côte-Nord et la région du Nord-du-Québec.



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