Google Street View redéfinit « la surveillance de quartier »
« Big Brother » (alias Google) est peut-être récemment venu en personne dans votre ville.
La désormais célèbre voiture Google munie d'une caméra sur le toit parcourt les rues canadiennes pour capter des images des quartiers qui alimenteront sous peu la version canadienne de Google Street View.On a repéré des caméras Google à Montréal, à Québec, à Saguenay, à Sherbrooke et à Trois-Rivières.
Si vous cherchez à acheter une maison - surtout si vous n'habitez pas la ville et n'êtes pas en mesure de monter en voiture pour aller visiter le quartier qui vous intéresse - Google Street View peut s'avérer un outil formidable.
Comme le dit Google dans les 10 meilleurs conseils Street View pour une utilisation au quotidien :" Vous cherchez à acheter ou à louer un logement? Faites une visite virtuelle du quartier pour voir les aménagements environnants tels que les parcs, les rues, les arrêts de bus, les zones commerciales et les parcs de stationnement. Économisez du temps en évitant de visiter si la propriété ne répond pas à vos critères."
Si vous êtes propriétaire-vendeur, le lien menant aux images Google Street View de votre quartier peut figurer à l'inscription en ligne de votre propriété - ce qui pourrait vous donner un avantage par rapport aux autres propriétés en vente.
Qu'en est-il des questions de respect de la vie privée?
Google a reçu de nombreuses plaintes et rencontré une considérable « résistance civile » de la part des habitants des 10 pays dans lesquels on a jusque là pris des photos pour Street View.
Dans certains pays, comme l'Allemagne, les citoyens ont obtenu de Google qu'elle limite la durée d'affichage des images, même quand le visage des personnes représentées est flouté. Au Royaume-Uni, des villageois en colère ont appelé la police à l'arrivée des voitures-caméras de Google, de peur que les images de leur quartier nanti n'augmentent le nombre de cambriolages.
On a qualifié la fonctionnalité Google View de « dégoutante » et d'« exceptionnellement impolie » en tant que forme de voyeurisme virtuel, même si elle n'est pas illicite.
On peut donc adorer la technologie qui ouvre une fenêtre sur les quartiers du Canada... ou décrier l'ingérence dans la vie privée.
Publié par Don Lawby
sur 28 juillet 2009