Le taux d’accession à la propriété de la population immigrante est supérieur à celui de la population de souche

La population canadienne de souche vieillit massivement (pensez aux baby-boomers) et les plus jeunes ont moins d’enfants…, alors, qui est-ce qui accède à la propriété au Canada présentement, et qui y accèdera dans les années ou décennies à venir?

Ce sont les immigrants.

Traditionnellement, le taux de location des néo-Canadiens était supérieur à celui des Canadiens de naissance, et les immigrants demeuraient locataires plus longtemps.  Mais aujourd’hui, les familles immigrantes se rattrapent sur le marché de l’habitation.

Des données de recensement récentes indiquent qu'en 2006, près de 72 % des immigrants vivaient dans un logement dont l'un des membres du ménage était propriétaire, comparativement à 68 % en 2001.

Selon un nouveau rapport publié par Études économiques Scotia, cette augmentation est supérieure à celle des ménages non immigrants.  

Le taux de propriété pour l’ensemble des immigrants a progressé entre 2001 et 2006 – et ce, indépendamment du moment de leur arrivée au Canada.

La hausse la plus notable s’est fait sentir chez les immigrants résidant au Canada depuis moins d’une décennie. Selon une étude intitulée S'établir au Canada : expérience des nouveaux arrivants sur le marché de l’habitation, 2001-2005, publiée en février 2009 par la Société canadienne d'hypothèques et de logement, « seulement six mois après leur arrivée au Canada, une proportion impressionnante d’immigrants étaient propriétaires d’une habitation ».

Propriétaires de copropriété

On attribue aux immigrants une grande partie de la croissance du marché des copropriétés, et ce, pour les raisons suivantes :

•    Le prix relativement moindre des copropriétés attire les jeunes acheteurs d’une première résidence, et l'âge moyen des immigrants est moins élevé que celui de la population canadienne dans son ensemble.

•    Les immigrants ont tendance à s’établir dans les grands centres (69 % ont choisi Toronto, Montréal ou Vancouver), là où se trouvent la plupart des copropriétés.

Cela explique pourquoi les immigrants achètent plus de copropriétés que les Canadiens de naissance. De plus, selon Adrienne Warren, économiste principale à la Banque Scotia : « les acheteurs de copropriétés ont compté pour plus du quart dans l'augmentation du nombre de nouveaux propriétaires canadiens entre 2001 et 2006 ».

Comme de plus en plus d’immigrants choisissent de passer de locataire à propriétaire, ils demeureront un élément moteur de la demande en logement au Canada.

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