Moins d’immigrants? Mais, ils achètent des maisons

Le mois prochain, il y a élection à la mairie de Toronto – le plus grand marché domiciliaire au Canada. Dans les dernières semaines, le meneur actuel dans la course à la mairie, Rob Ford, a officiellement déploré l’afflux d’immigrants dans la Ville reine et le fait que les coffres de l’hôtel de ville de Toronto ne pouvaient plus soutenir un nombre aussi important d’immigrants que le nombre qui devrait élire résidence à Toronto dans la prochaine décennie.

Ce que je me demande, c’est est-ce que Toronto peut se permettre de NE PAS recevoir ces immigrants?

Ce que Rob Ford et tant d’autres (près de la moitié de ses partisans sont d’accord avec sa position sur l’immigration) oublient, c’est le nombre important de ces immigrants qui apportent avec eux de l’argent qu’ils sont disposés à investir dans des propriétés canadiennes – un véritable stimulant pour notre économie puisque cela permet de maintenir le marché résidentiel, et du coup, l’économie en général, à flot.

Ce mois-ci, dans The Globe and Mail, dans son article intitulé Asian Investors Keep GTA Flush... (Les investisseurs asiatiques maintiennent le GTA à flot), Terence Belford cite un développeur torontois qui observe que quelque 80 % des nouveaux acheteurs de condominiums sont Asiatiques (dont une majorité provenant de Chine continentale)

CENTURY 21 Canada reconnaît cette réalité depuis longtemps : d’ailleurs, nous avons lancé notre site Web C21.ca en chinois il y a huit mois.

Il ne fait aucun doute que le scénario n’est pas bien différent sur le marché de la revente de maisons dont une part importante est achetée par des immigrants. Cela s’applique aux nouveaux arrivants au Canada et pas seulement aux immigrants de longue date. Dans son étude publiée en février 2009 intitulée S'établir au Canada : expérience des nouveaux arrivants sur le marché de l'habitation, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) affirme que « la proportion d’immigrants propriétaires d’une maison seulement six mois après leur arrivée au Canada est impressionnante. »

Le prétendant à la mairie Rob Ford devrait peut-être tenir compte de la santé du marché domiciliaire avant de faire d’autres déclarations sur son désir de voir un frein à l’immigration à Toronto.

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