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Montréal-Est

Les villes naissent de bien des façons et pour bien des raisons. Elles sont un regroupement d’hommes et de femmes issu tantôt du hasard, tantôt selon une nécessité ou un plan spécifique. La Ville de Montréal-Est, pour sa part, est issue d’une idée : celle de Joseph Versailles. Fondée le 4 juin 1910, sur un territoire peu habité de l’est de Montréal, la nouvelle municipalité doit, à l’origine, être essentiellement une ville résidentielle.

 

Monsieur Versailles est un homme d’affaires dynamique et aux idées neuves. Son projet consiste à créer un lieu de verdure et de repos pour les travailleurs de Montréal qui déjà, en 1910, est une importante métropole en plein développement industriel. Il voit dans les terrains en bordure du fleuve qui forment aujourd’hui Montréal-Est, un endroit propice à un développement urbain qui permettrait aux gens qui travaillent dans le tumulte de la grande ville de vivre dans un milieu plus calme, évoquant la campagne, mais avec les avantages d’une ville moderne.

 

Son idée s’inspire sans doute d’un mouvement qui existe depuis quelques années en Grande-Bretagne et aux États-Unis comme suite à la parution d’un livre de l’anglais Evenezer Howard qui s’intitule Tomorrow. Howard y propose le nouveau concept des villes-jardins. Ces villes constituent un perfectionnement de l’urbanisme de l’époque et ont pour but de contrer la surpopulation des grandes villes et la baisse de la qualité de vie qu’elle entraîne. Elles se définissent donc en de petites municipalités situées en bordure des grands centres, limitées dans leur étendue et leur peuplement, et parsemées d’espaces verts. C’est un projet semblable qui amène la création de Montréal-Est. Joseph Versailles est donc à l’avant-garde en matière d’urbanisme. Sur un terrain vierge, il est prêt à refaire une sorte de paradis terrestre dans lequel l’homme peut effectuer son retour. C’est un homme soucieux de créer un lieu nouveau pour un mode de vie nouveau, une ville adaptée aux besoins d’une vie moderne. Il se consacre donc à la fondation de la Ville de Montréal-Est et à la mise en place des services municipaux.

 

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Il achète, en 1908, 1400 acres de terrain dans la municipalité de Pointe-aux-Trembles, soit une bande de terrain qui va du fleuve St-Laurent à la rivière des Prairies et qui est occupée maintenant par les grandes entreprises pétrolières. Il subdivise ce territoire en lots et ouvre un comptoir de vente dès 1909. L’idée d’une ville-jardin avec ses espaces verts en bordure du fleuve a du succès, et les lots subdivisés se vendent à un rythme encourageant. L’existence de Montréal-Est devient possible, une population se proposait pour l’habiter.

 

Afin de lui permettre de réaliser les plans particuliers qu’il a pour l’exploitation de ses terrains, Joseph Versailles demande au gouvernement provincial une charte municipale. Ce document est signé le 4 juin 1910, et marque la naissance officielle de Montréal-Est.

 

Aussitôt, on procède à l’aménagement d’un parc, à l’installation d’égouts, de lampadaires, de trottoirs de bois. Tout est mis en œuvre afin d’assurer le succès de la nouvelle ville. Mais c’est compter sans la catastrophe qui bientôt bouleversera le monde entier, la Première Guerre mondiale. Même la paisible municipalité de Montréal-Est ressent les effets de cette guerre qui se déroule de l’autre côté de l’océan. L’économie mondiale est paralysée, l’écoulement des propriétés s’arrête et nombreux sont les propriétaires qui se voient dans l’obligation de sacrifier leurs biens-fonds. Le rêve de Joseph Versailles est sérieusement compromis par le marasme économique. Cette période d’hostilités est trop tourmentée pour permettre l’établissement d’un modèle urbain qui nécessite, pour se développer, une situation économique florissante.

 

L’idée des villes-jardins n’est par contre jamais abandonnée. Ce concept d’urbanisme a refait surface avec les périodes de prospérité économique, surtout après la Deuxième Guerre mondiale, au cours desquelles la société possède les moyens de bâtir des villes essentiellement axées sur la qualité du secteur résidentiel. Au Québec, dans les années soixante, des projets comme un secteur du quartier Rosemont, en bordure du parc Maisonneuve, ou un ensemble de rues situées derrière la polyvalente Daniel-Johnson sont des exemples à échelle réduite de l’évolution du concept de ville-jardin. Ces deux quartiers de Montréal sont parsemés de verdure et leurs rues sinueuses, rappelant des courbes naturelles, organiques, portent même des noms d’arbres. Ils prouvent que le projet de Joseph Versailles n’était pas une utopie.

 

Mais en 1914, à Montréal-Est comme partout au pays, il faut se donner les moyens pour survivre et assurer le développement économique. C’est l’industrie pétrolière qui va, tout en provoquant un changement radical dans l’orientation de la jeune municipalité, lui assurer son avenir. En 1915, la Queen City Oil, devenue l’Imperal Oil limited, est la première entreprise à exprimer le désir de s’installer à Montréal-Est. Les autorités de la Ville ne doutent pas qu’elles tiennent la solution à leur pénible situation. Après la Queen City Oil, plusieurs autres entreprises viennent s’installer à Montréal-Est, qui devient rapidement un carrefour de l’industrie canadienne.

 

Puisqu’il n’est plus possible de fonder une ville-jardin, Joseph Versailles et ses successeurs travaillent tous dans le même sens, s’appliquant avec ardeur à faire de Montréal-Est une ville prospère grâce à ses industries. Les efforts déployés ne sont pas vains. La municipalité se développe au-delà de toute espérance, donnant ainsi l’exemple au reste du pays. En effet, au début des années soixante, malgré une superficie restreinte, Montréal-Est occupe, en termes d’agglomération industrielle, le quatrième rang parmi les villes canadiennes.

Site Internet: http://ville.montreal-est.qc.ca/site2/index.php

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