Centre Sud Inscriptions immobilières et informations

611 642 $ Prix moyen d’inscription
Centre Sud

Situation[modifier]

À Montréal, le Centre-Sud désigne un quartier situé à l'est du centre-ville. Il est à peu près délimité par la rue Saint-Hubert à l'ouest, le fleuve Saint-Laurent au sud, la voie du chemin de fer du Canadien Pacifique à l'est, et la rue Sherbrooke au nord. Le Centre-Sud regroupe à peu près les districts municipaux de St-Jacques et de Ste-Marie, les plus à l’est de l'arrondissement Ville-Marie. Les arrondissements limitrophes du Centre-Sud sont Mercier–Hochelaga-Maisonneuve à l'est et le Plateau-Mont-Royal au nord. Ses deux artères principales le traversent d'est en ouest : les rues Ontario Est et Ste-Catherine Est.

On peut accéder au quartier par les stations de métro Frontenac, Papineau, Beaudry ou Berri-UQAM.

Désignation[modifier]

On appelait autrefois le Centre-Sud « le Faubourg à m’lasse », en référence à ses usines de mélasse aux puissantes effluves. Une autre expression, « Le Bas de la ville », est encore utilisée. L’appellation « Les Faubourgs », dans un esprit de revitalisation urbaine, fait aujourd’hui surface. « Terrasse Ontario » désigne quelquefois les rues résidentielles montant vers la rue Sherbrooke.

Caractère[modifier]

Le cadre bâti ancien du quartier est surtout constitué de plexes à trois étages datant de la fin du XIXe siècle. Parmi les éléments caractéristiques de cette typologie encore largement répandue dans les rues résidentielles, on note l’alignement sur rue, les mansardes et les traditionnelles portes cochères.

Dominé par la masse harmonieuse du pont Jacques-Cartier, le stock bâti de cette époque a fortement été mis à mal, entre autres par la désindustrialisation du centre de la région métropolitaine, le transfert vers l’est du Port de Montréal et les opérations urbaines lourdes, notamment celles liées à la voirie. La situation géographique du Centre-sud, à la porte du centre-ville, le place au cœur des voies de communications. Ainsi, l’élargissement du boulevard René-Lévesque, la construction de bretelles d’accès au pont Jacques-Cartier, la vocation autoroutière de la rue Notre-Dame Est, ont forcé l’expropriation de centaines de foyers et la démolition complète d’îlots. D’autres opérations d’envergure, comme l’implantation dans les années 1960 et 1970 d’immenses sièges d’institutions au caractère fonctionnaliste, ont aussi fragilisé le tissu social et bâti du quartier. De graves incendies – le quartier a été le plus sévèrement touché par la grève des pompiers de 1974 – ont laissé de nombreux terrains vacants au milieu des rangées de plexes victoriens. Ces espaces ont été transformés en «pocket parks» ou en jardins communautaires.

En parallèle, de récents projets de logements sociaux et coopératifs ainsi que plusieurs immeubles de condominiums ont vu le jour dans les dernières années et plusieurs autres sont en voie de réalisation. De nombreux terrains vacants restent toutefois à combler.

Économie et héritage industriel[modifier]

De nombreux témoins de l’âge d’or industriel subsistent dans le cadre bâti. Certains demeurent condamnés, mais d’autres sont toujours actifs, par exemple les usines Molson et JTI-MacDonald. D’autres encore, comme l’usine Grover, sont recyclés en ateliers pour artistes : musiciens, plasticiens, concepteurs de décors et de costume, etc.

En plus des grands réseaux de radio et de télévision, les sièges de grandes institutions se greffent au quartier : la Sûreté du Québec, Gaz Métropolitain, la Confédération des syndicats nationaux, la Société des alcools du Québec et les bureaux montréalais du Ministère de l’éducation du Québec.

Trois des quatre grands réseaux de télévision francophone du Québec, le Réseau TVA, la Société Radio-Canada et Télé-Québec, ont leur siège dans le Centre-Sud. Le projet de « Cité des ondes » mis de l'avant par l'administration Drapeau est à l'origine de cette concentration, à laquelle s'ajoutent de nombreuses autres chaînes télévisées et radiophoniques.

Enjeux sociaux[modifier]

Le Centre-Sud est un quartier populaire à forte population défavorisée et aux écarts de revenus très importants. Ses origines ouvrières, sa proximité du centre-ville, la gentrification soutenue des quartiers adjacents et les nombreuses fractures urbanistiques infligées à son tissu urbain depuis les années 1950 en font l'un des quartiers les plus sensibles et complexes de Montréal. La consommation de drogue, la prostitution et l’itinérance font partie des problématiques auxquelles les organismes communautaires installés dans le quartier sont confrontés. Sur la rue Ontario se trouve l'un des organismes les plus célèbres, « Dans la rue », qui a été fondé par le père Emmett Johns, surnommé Pops.

Culture[modifier]

La présence des artistes est un élément important de l’identité du quartier. Elle est due, en plus de l’importante friche industrielle qui se prête parfaitement aux pratiques artistiques, au relatif faible coût des loyers et à la présence de nombreuses institutions culturelles et médiatiques. En plus des grands réseaux de radio et de télévision qui y ont leur siège, de nombreux théâtres et espaces de diffusion sont présents dans le quartier.

Le district St-Jacques, portion ouest du Centre-Sud, abrite le Village gai de Montréal, l’un des plus importants au monde. Il s’agit à la fois d’un quartier très animé, d’un pôle important de commerces, restaurants, cafés, bars et boîtes de nuit et d’une destination touristique d’importance.

L'église principale de ce quartier est l'église Saint-Pierre-Apôtre de Montréal.

Lieux de création et de diffusion

Bain Mathieu | Café Touski | Écomusée du fier monde | Espace libre | L'Alizé | L'Olympia de Montréal | Lion d'or | Maison de la culture Frontenac | Théâtre National | Théâtre Prospero | Théâtre Ste-Catherine | Usine C et la Compagnie Carbone 14| Usine Grover | Le Chat des Artistes | Boîte à musique | Cité 2000

Source Wikipedia

 

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