Se lancer en affaire à 16 ans

 Publié le 27 Décembre 2011
Camille Gaïor
  Sujets :
Collège Montmorency , Soirée Portes Ouvertes des Jeunes Entreprises du Québec , Collège Laval , Laval

Les entrepreneurs de demain étaient à l’honneur le 13 décembre, au Collège Montmorency, lors de la Soirée Portes Ouvertes des Jeunes Entreprises du Québec. Les six équipes lavalloises qui participent à l’initiative ont présenté leur projet à la trentaine de personnes présentes.

«L’objectif des portes ouvertes est de leur donner un coup de pouce au niveau des ventes», précise Alexe Boily, responsable du centre d’activité de Laval pour les Jeunes Entreprises du Québec. L’affluence était moindre, mais ils ont quand bien bien vendu.»

Et les jeunes de secondaire 5, issus entre autres du Collège Laval, du Collège Letendre, de l’École internationale de Laval et de PolyJeunessse avaient plusieurs formes d’artisanat à présenter. «Deux équipes sont dans le textile, une autre a décidé de créer une marque G’S, une autre équipe fait des t-shirts avec des dessins de nourriture de chaque pays, une autre de la création de bijoux création et la dernière, des étuis pour les portables à partir de jean recyclé».

«L’expérience de ma vie»

Aujourd’hui responsable des équipes de Laval, Alexe Boily a participé au programme lorsqu’elle était en secondaire 5.

«Dans mon entreprise, on faisait des assiettes décoratives pour Noël, la St-Valentin, afin que les clients aient un ensemble de vaisselle assorti à chaque saison», se souvient l’étudiante, qui prépare actuellement un bac en marketing.

Un bon souvenir pour la jeune femme de 19 ans, qui pense que le programme est très formateur. «C’est vraiment pas des cours comme à l’école. On guide les étudiants les cinq premières semaines, et par après, on est là pour les aider, mais c’est eux seuls qui gèrent leur entreprise.»

L’organisation, qui fête ses 50 ans cette année, agit comme conseillère aux entrepreneurs en herbe, en plus de les soutenir financièrement. «Pour ma part, cela a été l’expérience de ma vie, car en secondaire 5, je ne savais pas ce que je voulais faire. Et j’étais VP marketing de mon entreprise», explique Alexe Boily, tout en admettant que l’expérience peut devenir un défi pour certains. «Si l’entreprise ne fonctionne pas bien, cela peut être démotivant. Car, quelquefois, on s’imagine grand mais ça ne marche pas forcément.»

Comme chaque année, les Jeunes Entreprises du Québec honoreront les meilleurs entrepreneurs lors d’un banquet final, qui se tiendra le 22 mai prochain.

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